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  • Photo du rédacteurBascar

Une anthologie de la jeune fille

Cela fait des années que je ne regardes plus vraiment de films. Les années m'ont rendus graduellement conscient des enjeux de contrôle des cerveaux qui se cachent derrière Hollywood. Petit à petit, j'ai au la chance d'apaiser en moi les divers leviers sur lesquels les scénaristes appuient de sorte à conserver captive l'attention des spectateurs. Pendant longtemps je me suis demandé si j'étais "normal" et si cette attitude n'était pas une sorte de rejet, de "fuite", tant l’intérêt pour le 7 ème art est répandu. L'avantage d’être déjà entré dans la quarantaine, c'est qu'on a assez d’expérience de vie pour constater a quel point il est facile et vain de se référer à des normes externes pour vivre sa propre vie. Ajoutez à cela l'étude de la conformité sociale et vous avez la les ingrédients suffisants pour générer assez de liberté intérieure pour assumer ce désintérêt pour la plupart des "œuvres" cinématographiques modernes, écrites, jouées et réalisées pour beaucoup par des individus plus ou moins avancés dans le logiciel luciférien au passage. Mais il m'arrive parfois de prendre l'avion... Et, dans ces vols longs courriers, il peut m'arriver de visionner ainsi un ou deux films que je n'aurais jamais prit le temps de visionner si je ne m'étais pas astreint à rester bloqué pendant plus de 10 heures sur un siège à quelques centaines de mètres d'altitude. Ce jour la, il s'agit d'un film sur le personnage d'Harley Quinn qui retint mon attention. Ce personnage est censé résider à Gotham city, la ville de Batman et du Joker. Il m’intéresse a plus d'un titre, notamment parce qu'il fut prit comme référence par nombre de jeunes filles atteintes de .T.D.I qui virent en elle une forme de figure possible d'identification. D'une part elle est une psychiatre qui a basculé. l'on retrouve chez elle ce double élan, entre tentative de se connaitre par l'étude universitaire et la science associée à une perception subconsciente des limites de cette approche. Pour information, la désormais célèbre "Olympe" déja mentionnée dans la vidéo sur le T.D.I (censurée par youtube, dispo sur odyssée) disposerait, comme nombre d'autres jeunes femmes atteinte du même trouble, d'un alter "Harley Quinn". Dans mes recherches, je suis même tombé sur quelqu'un qui disposait d'une alter "Olympe"...l'on retrouve ici la récursivité ad absurdum typique des approches basées sur l'épistémologie gnostique... Durant tout le film, Harley Quinn semble disposer d'une sorte de personnalité multiples qui explique fort bien qu'elle fut prise comme modèle par ces jeune filles. - Apologie d'un passage à l'acte décomplexé, classique dans les histoires de super-héro mais adjointe ici d'une forme de jouissance et de toute puissance - Recherche éperdue de l'intensité et difficulté voir impossibilité à nouer des liens durables emblématique du trouble borderline (je rappelle à ce stade au lecteur que l’appellation de "trouble" du DSM est déjà une approche idéologique et qu'une lecture plus fine consiste à reconnaitre que les états limites ne sont pas plus un trouble que la psychose cf vidéo éponyme) - Badassitude et efficacité absolue. Le personnage se retrouve "contenue" durant le film mais tout l'intrigue consiste justement à se libérer de ce principe contenant. Elle y parviendra via l'établissement d'une sororité aussi illusoire que temporaire. L'on retrouve bien ici une approche pré œdipienne dans laquelle la présence d'un tiers séparateur masculin sera conspué. Les seuls hommes "sympathiques" finissant tous par trahir l'héroine, confortant ainsi une vision de l'homme comme absent, instable ou incapable. Autrefois, les histoires Traditionnelles (de Nasser-Eddin le Hodja aux contes de Grimm) avaient pour but de structurer collectivement les cerveaux des membres d'une socio-culture afin de leur donner des repères commun, facilitant les échanges et l'établissement d'un socle de représentations. Ici le procédé est inversé (pervertit?). Le personnage répond aux névroses de milliers de "jeunes filles" entendant bien le rester et les caressent dans le sens du pelage, renforçant par la même la défiance, l'insécurité et le rejet inconscient des figures masculines. Diviser pour mieux régner, un classique. Il est, semble t'il, ici, question d'apporter la pomme de la discorde jusque dans le subconscient de toute une génération. Qu'est ce qui pourrait mal se passer?

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